Les estampes apparaissent pour la première fois en Chine. Elles ont ensuite été importées au Japon par les moines bouddhistes. Les estampes japonaises naissent sous l’impulsion de l’empereur Shooku, en 764,  qui assène à son peuple de créer un millier de pagodes (divinités) miniatures devant chacune arborer une formule porte-bonheur bouddhiste. Ainsi, le peuple a recours à l’estampe japonaise pour les réaliser plus rapidement.

Le développement de l’estampe est favorisé, au XII ème siècle, par les moines bouddhistes. En effet, pour voir se révéler à eux la vérité du monde, ils répètent le nom de Bouddha. Afin d’y parvenir plus vite, ils utilisent des estampes reproduites au moyen d’une technique de gravure.

Dès le XV ème siècle, le Japon développe son propre type d’estampe : le yamato-e, une peinture à l’esthétique décorative, ajourée de détails, qui s’inspire de l’homme et de son mode de vie japonais.

Au XVII ème siècle, une fois la paix établie, la pratique des arts et de l’estampe se propage dans tout le pays. Les Shoguns (dictateurs militaires) achètent des estampes pour orner leurs châteaux tout comme les marchands de Kyoto et d’Edo qui ont su profiter de la guerre pour faire fructifier leur argent.  Les premiers rouleaux illustrés apparaissent ainsi que les livres illustrés grâce à l’avènement de la xylographie (gravure sous forme de texte ou d’image).

En 1657, la ville d’Edo est détruite par le feu. Les œuvres de Monorobu sont reproduites sous forme  d’estampes japonaises et les habitants s’en servent pour décorer leurs maisons nouvellement construites. Ils peuvent les acheter en échange du prix d’un bol de nouilles au marché, ce qui popularise l’estampe envers les personnes les plus pauvres du Japon.

Aussi, les genres d’estampes représentant de belles courtisanes se développent dans la classe bourgeoise des marchands et des artisans qui veulent se démarquer de l’aristocratie.  

Entre 1789 et 1801, de nombreux artistes et éditeurs doivent cesser leur activité en raison de l’interdiction des Shun-ga (dessins érotiques) et de toute représentation impériale. Les peintres sont obligés de chercher de nouveaux sujets et ils s’orientent vers les paysages, afin de tirer profit de l’exploration du territoire par les japonais eux-mêmes qui partent en voyage.

estampe_japonaise

En 1853, un navire d’artillerie américain isole le Japon et l’estampe décline. Pendant les guerres sino-japonaises (1894-1985) et russo-japonaises (190-1905), l’estampe fait son grand retour avec la propagande.

Enfin, dans les années 1920, l’estampe renait avec la sensualité d’images de femmes et celle de paysages.